San Sebastián - Getaria - 26 km

Commencer la journée par une marche de 2 km en front de mer, quasiment sur la plage, avec le lever du soleil, est un rejouissement.
Tout est là
John Kabat-zin
Bon je vais arrêter de vous parler tous les jours du lever de soleil et de citer John Kabat-zin, sinon vous allez m'abandonner.

Suite à la journée d'hier, dans ma grande naïveté, je n'ai pas pris la peine de m'informer du profil de l'étape d'aujourd'hui. Et bien vous savez quoi ? ça monte et ça descende ! Dès la plage de San Sebastián passée ! Heureusement moins et de façon moins rude qu'hier ! 
L'étape alterne les toutes petites routes bitumées, les sentiers forestiers, les anciennes voies pavées pour finir par 4km de promenade côtière aménagée entre Zarautz et Getaria, toute plate. Mais tout n'est pas toujours aussi bucolique que ça en a l'air. Le chemin longe parfois de grands axes routiers bruyants et pollués, mais surtout bruyants, voire en emprunte...
Pour en revenir aux voies pavées, n'allez pas imaginer les pavés des rues parisiennes. Il s'agit plutôt de pierres plus ou moins grandes, plus ou moins carrées positionnées de façon plus ou moins plate, ce qui fait que ça casse un peu les pattes.... Une petite portion parcourue hier m'avait déjà paru ancienne. Grâce à un panneau d'information, j'apprends qu'il s'agit de voies médiévales puisque des fermes que la portion d'aujourd'hui jalonne, ont un existence attestée en 1178. 
Vertige historique ! vestige historique aussi !
Il en est passé des pèlerins par cette voie là, depuis des centaines d'années... 
A pied, comme à l'origine. Tous à la même enseigne. Ou presque. Pas certaine que tous avaient des chaussures Goretex ou un sac à dos Quechua !!!

Je ne vous ferai pas non plus tous les jours la liste de mes petits événements bien qu'elle existe bel et bien...

Non, aujourd'hui, ce qui m'a marqué, ce sont les petites attentions posées sur le chemin, à destination des pélerins. Ici, le chemin est une institution. Non seulement, il est quasiment impossible de se perdre, tant les flèches jaunes indicatrices fleurissent partout. Mais surtout des riverains bienveillants apportent leur contribution. Parfois, c'est avec une chaise et une boisson rafraîchissante laissées à disposition. Parfois, c'est carrément une petite pharmacie de secours, en libre service, avec les éléments nécessaires aux premiers soins du marcheur. Autant, j'avais déjà vu les premières sur la voie de Tours, autant les secondes, 2 sur cette étape, sont une nouveauté.  


En vrac tout de même 
- La descente sur Orio par les petites rues désertes pour aboutir sur la place animée près du port
- la montée vers Saint Martin, le saint des pèlerins, une route avec 35 m de dénivelé sur 300m
- une jolie sculpture de pierre et de fer en pleine campagne
- le son ridicule de la cloche de la grosse église de Getaria
- le déjeuner sur la plage de Zarautz
- la jeune Russe qui a habité à Paris, qui fait le chemin sur 2 semaines et qui prévoit de la pluie pour la semaine prochaine
- des vélos sur le même chemin et les mêmes cailloux que ceux des pèlerins à pied
- le cycliste qui vient Francfort et qui est passé par Tours
- le son des insectes et des petits cours d'eau dans les coins reculés
- des sculptures de sardine avec des boîtes de sardines
- les figues et les premières châtaignes




























3 Commentaire(s)

  1. C'est trop chou les petites pharmacies !! Tes pieds tiennent le choc ?
    Les sardines sont dingues !! Que c'est beau !!
    Et le petit sentier avec les pierres de toutes tailles !! Misère un coup à se tordre les chevilles !!
    Merci !!

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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