J20 - Flavignac - La Coquille - 31 km




Se réjouir
- d'une bifurcation vers un petit chemin forestier, même s'il grimpe, après 2h de bitume
- de la ligne ondulante d'un pré sur un ciel nuageux
- d'un cerisier chargé de fruits
- d'une vue panoramique, après une petite grimpette
- d'un rayon de soleil timide, 3 minutes à peine après un ciel menaçant
- de fleurs d'acacias roses ?
- de noms de lieux dits amusants
- d'une petite rafale de vent rafraîchissante, sous réserve qu'elle ne soit pas suivie de dizaines d'autres
- d'une grimpette à laquelle on s'est psychologiquement préparé et qui tourne court, le premier virage venu après 20 m
- d'un genêt qui se laisse prendre en photo alors que le vent souffle
- d'un bout de chemin qui serpente entre de petits étangs 
- d'une digitale qui trône toute seule sur le bord d'un tout petit chemin, au milieu de nulle part, uniquement pour les pèlerins 
- d'un premier passage boueux dont on se sort facilement
- de la sensation que le corps avance tout seul dans cette portion en légère pente descendante et que l'on peut aller comme ça jusqu'au bout du monde, même après 25 km
- de ne pas ressentir le poids du sac à dos, le nerf sciatique dans la fesse gauche, les articulations qui cognent sur le bitume, les ampoules, ou le talon qui fait mal
- d'un café ouvert, après un déjeuner pique-nique glacial, venté et bruyant au bord de la Nationale 21
- de la sensation d'être à sa place
...

Journée de mille et un minuscules événements savourés comme des friandises.



En vrac
- Chris m'a appris une expression qui se dit en Néerlandais : "vivre comme Dieu en France" et qui signifie que tout est parfait. Il l'a utilisée 2 fois : hier quand nous prenions un verre avec Elmuth et aujourd'hui, lors du café d'après déjeuner, au chaud. 
- Châlus et son fort où Richard Coeur de Lion a été mortellement blessé en 1199 lors d'un assaut 
- Châlus, ou comment choisir entre 2 cafés dont les terrasses se touchent : prendre celui dont le logo est une coquille : Hôtel (bar) du centre
- on commence à voir des locaux  étrangers : le patron de l'Hotel bar du centre est anglais et ne parle presque pas français. De vielles dames anglaises entrent dans le bar pour venir tricoter ensemble pour les enfants en Afrique. Une Américaine trop âgée pour apprendre le Français, nous a-t-elle dit, venue s'acheter des cigarettes 
- À Firbeix on entre en Dordogne : Périgord Vert




Des fleurs d'acacias roses ?


La bifurcation





Châlus 













Les dernières limousines locales. Les prochaines seront immigrées 













Le premier passage boueux



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Françoise 🌸