J2 - Tannay - Varzy - 21 km




Même immense plaisir qu'hier. 
La campagne est superbe, le temps idéal et l'étape de longueur plus que raisonnable. Que demander de mieux ? 

Encore une jolie zone boisée avant Cervenon, avec à son début, une montée pour atteindre le haut de la colline. Montée où le cerveau se concentre sur le placement des pieds, sur la respiration, sur l'effort lent et soutenu de tout le corps. Et puis, toujours dans les bois, on arrive sur la crête et à devient plat. Le corps s'affranchit alors du cerveau et il part en roue libre. Tout est fluide, la foulée se déroule toute seule. C'est une bien étrange sensation que celle d'observer son corps fonctionner tout seul, facilement, sans effort, sans contrainte. Même le sac qui paraissait lourd ce matin, ne pose plus de problèmes.  J'ai déjà vécu ce genre de situation à plusieurs reprises sur le chemin. Une sensation de puissance, non pas de puissance brutale mais de puissance paisible et sereine. Le corps comme une mécanique bien huilée qui n'a besoin de personne et qui semble pouvoir ne jamais s'arrêter.

Sauf que ça s'arrête ! Notamment à la sortie du bois. D'ailleurs, après la fraîcheur relative de la forêt,  j'appréhende tellement la chaleur que j'entends des cigales ?!?! 
En fait, ce sont des grillons ! Rien à voir me direz-vous. Je suis bien d'accord. Quand le cerveau nous joue des tours !
Pour en revenir à mon corps qui marche tout seul, l'arrivée sur la route et donc sur le bitume, rompt aussitôt la magie. Même quand c'est plat, chaque pas redevient une petite onde de choc, dans le corps, là où en forêt, le sol semblait contribuer à la fluidité du mouvement...

Autre petit moment de bonheur dans la journée : celui de ma pause "fraicheur des pieds". Cela faisait longtemps que je n'en avais pas parlé, mais on en revient toujours là. Toutes les 2h, je dois m'arrêter, me déchausser pour refroidir mes plus fidèles et précieux amis. Et aujourd'hui, le hasard me fait m'arrêter près du lavoir de Thurigny où le Beuvron affleure sur une petite plage herbeuse en pente douce. Il s'en suit un bain de pieds, des plus agréables, dans l'eau fraîche  : Le sommum du rafraîchissement. 

Comme hier, faute de lieu plus adapté, déjeuner sur l'herbe au pied d'une Eglise, celle de Cuncy les Varzy mais aujourd'hui avec Daniel. 
Puis fin de d'étape dans la campagne toujours aussi belle. 
A noter,  un point de vue grandiose ( à perte de vue), et mérité, tant la grimpette qui le précédait était raide. 

En vrac : 
- plusieurs dépassements avec Daniel et Doff car aucun de nous n'a même rythme. 
- un monsieur qui arrête sa voiture pour me souhaiter bon courage. 







la traversée d'une ferme. C'est aussi ça le chemin. 





Au départ de Tannay





Ma pause fraicheur



L'eau est si claire qu'on ne la voit pas sur la photo






Balisage inédit sur une liane





Bon le panoramique c'est pas ça ?!?



























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